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 Expressions Françaises

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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Sam 7 Juin - 11:27

boulejaunebj

Et le charcutier son .......andouille





Payer un pot de vin"


Verser une somme d'argent illégalement.



Au XVIe siècle, "verser un pot de vin" signifiait simplement "donner un pourboire", une somme permettant de se payer à boire. En effet, dans notre culture, le fait d'offrir un verre à une personne a toujours signifié qu'on lui accordait une place privilégiée. Désormais, le "pot de vin" désigne la somme d'argent versée à une personne - de façon illégale - et qui apporte à celui qui la donne un avantage quelconque.
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 8 Juin - 10:36

boulejaunebj

« Etre (vivre) comme un coq en pâte »


Mener une existence confortable et douillette.
Etre bien soigné, avoir toutes ses aises.



Autrefois, on parlait de coq de panier ou coq de bagage par allusion au coq qu'on transportait au marché avec beaucoup de précautions pour lui conserver une valeur marchande la plus élevée possible.

La pâte est rajoutée au XVIIe siècle.
Imaginez que vous soyiez destiné à finir en pâté en croûte.
Vous apprécieriez certainement l'extrême confort de la pâte sur laquelle vous seriez étalé et la 'douce chaleur' qui vous enroberait ensuite pour vous cuire.

Même si le pâté de coq n'était pas vraiment répandu ou apprécié, il y a eu croisement entre l'ancienne expression et le terme en pâte vu ici comme quelque chose de douillet ou confortable.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 9 Juin - 9:32

Coucou,

D'ailleurs le mot "pâte" évoque la gentillesse, la douceur et aussi un peu de laxisme dans l'expression "une bonne pâte".
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 9 Juin - 9:51

boulejaunebj


« Carpe diem »


Profite bien du moment / du jour présent



La formule latine complète est "Carpe diem quam minimum credula postero" qu'on peut traduire par "Cueille le jour [et sois] la moins curieuse [possible] de l'avenir".
C'est le poète latin Horace qui l'a écrite dans un dernier ver d'un poème, où il résume ce qui précède. Il veut y persuader Leuconoé, jeune fille qui souhaite vivre longtemps, que c'est le présent qui est important et que, même s'il est très probable qu'il lui reste encore de nombreuses années à vivre, elle doit pleinement profiter du présent, mais en gardant une saine discipline de vie et en ne remettant pas au lendemain les choses à faire.

Horace s'intéressait à l'épicurisme, le vrai, pas celui auquel on pense aujourd'hui lorsqu'on parle d'un épicurien, une personne qui ne songe qu'au(x) plaisir(s) et sait pleinement en profiter.
Car si on se rappelle quelques citations d'Épicure, on comprend bien que sa doctrine est, de nos jours, plutôt dévoyée :

« - Lorsque nous disons que le plaisir est le souverain bien, nous ne pensons pas aux plaisirs des débauchés ni à ceux qui consistent dans les jouissances physiques.[...]Le plaisir dont nous parlons consiste dans l'absence de souffrance physique et de trouble de l'âme.

- Je m'épanouis dans le plaisir corporel en me nourrissant de pain et d'eau.
- Grâce soit rendue à la bienheureuse Nature qui a fait que ce qui est nécessaire est aisé à obtenir, tandis que les choses difficiles à se procurer ne sont pas nécessaires.
- Avec un peu de pain et d’eau le sage rivalise de félicité avec Jupiter. »
Autant dire que la vision du plaisir d'Épicure, plaisir d'ascète plus que d'épicurien moderne, n'était pas tout-à-fait identique à celle qu'on croit en général.

Aujourd'hui, le carpe diem est plus vu comme une incitation à jouir du moment présent sans contraintes ni retenue.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 10 Juin - 11:46

boulejaunebj



« Mettre les écureuils à pied »

Couper les arbres.



À première vue, lorsqu'on sait que l'expression "mettre à pied" veut dire congédier, licencier quelqu'un (), on est en droit de se demander où on aurait déjà vu un écureuil subir un tel affront.
Certes, dans certains pays où on trouve des vaches mauves, les marmottes travaillent à la chaîne (). Mais comment pourrait-on confondre une marmotte et un écureuil ?

Toutefois, lorsqu'on connaît le sens exact de l'expression, tout s'éclaire.
On sait bien que les écureuils sont de petits animaux qui batifolent principalement dans les arbres. Alors pour les obliger à se mouvoir au sol "à pied", ne suffit-il pas d'abattre les arbres où ils nichent et vivent ?

Voilà comment cette expression maintenant désuète est née au cours du XIXe siècle.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Jeu 12 Juin - 16:21

boulejaunebj

« Etre / mettre sur les dents »

Être surmené, épuisé ou excédé / Exténuer, harasser



Cette expression est attestée dès 1611.

Selon Littré, l'image viendrait du monde hippique, où un cheval exténué appuie ses dents sur le mors.

Mais Rey et Chantreau réfutent cette version et supposent qu'elle reprend l'image de celui qui "mord la poussière" (qui est jeté à terre, mais probablement parce qu'il est épuisé), en se basant sur les mots 'adent' et 'adens' qui en ancien français et en provençal signifiaient "être face contre terre (donc les dents plantées dans la terre)".
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 13 Juin - 11:28

boulejaunebj



« Sonner les cloches (à quelqu'un) »


Réprimander fortement / violemment (quelqu'un)



Confucius (à moins que ce ne soit Lao-Tseu ?) aurait dit quelque chose comme : "Si tu frappes ta tête contre une cruche et que tu obtiens un son creux n'en déduis pas que c'est forcément la cruche qui est vide".
C'est pareil si on utilise une cloche à la place de la cruche, sauf que, dans sa position normale, la cloche est forcément vide (mais un son creux n'implique pas pour autant qu'elle est seule à l'être) et que, si on a frappé assez fort pour obtenir un son, on peut être sûr d'avoir très mal à la tête ensuite.

Une grosse cloche qui sonne, cela produit un son puissant, assourdissant même, si on en est très proche.
C'est à la fois l'image de cette puissance qu'on retrouve dans l'expression avec le qualificatif 'fortement' ou 'violemment'[1], mais aussi celle de la frappe, puisque le battant de la cloche tape sa paroi lorsqu'elle sonne et la réprimande peut être vue comme une frappe verbale.

[1] Au XVIIe siècle, "faire sonner la plus grosse cloche", ne voulait pas dire faire parler le plus abruti des présents, mais "faire parler la personne qui a le plus d'autorité (donc la plus puissante)".
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Sam 14 Juin - 17:10

boulejaunebj



« Dormir / ronfler comme un sonneur »


Dormir très profondément (et, éventuellement, bruyamment).



Cette expression est relativement récente, puisqu'elle date du XXe siècle.
Bien qu'incertaine, son origine est généralement associée au sonneur de cloches qui dort tellement profondément que leur son n'arrive même pas à le réveiller (peut-être parce qu'il y est complètement habitué[1]).
On évoque aussi parfois les ronflements de ce sonneur qui seraient tellement forts qu'on les comparerait au bruit de ses cloches.

Certains pourraient objecter qu'au XIXe siècle, il existait déjà la locution "boire comme un sonneur", pour "boire avec excès" ou "être ivre", et que, là, les cloches n'ont plus aucun lien avec la comparaison intensive "comme un sonneur".
Certes ! Mais c'est oublier que le sonneur était aussi souvent le sacristain, régulièrement accusé de boire en douce le vin de messe (d'où l'expression), et que c'est peut-être après avoir bu comme un sonneur qu'il ronflait comme un sonneur...

[1] Tout comme les gens qui vivent à côté des chutes du Niagara ne sont pas réveillés par leur imposant grondement.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 15 Juin - 10:09

boulejaunebj


« Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo ? »


Je ne t'ai rien demandé, mêle-toi de tes affaires !



Pierre Desproges, un de mes maîtres à penser (et à panser les bleus de l'âme par le rire) a prétendu dans 'Les bonnes manières au lit', extrait du 'Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis', qu'Euclide posait déjà cette question sous la forme "Velocipedus memera ?".
Mon souhait constant d'approcher au mieux la vérité historique m'incite à douter un peu de la véracité de cette information et à vous avertir, malgré tout le respect que je lui dois, qu'il a probablement tort, car aucun autre texte connu n'y fait référence et aucune photographie de l'époque ne nous y montre une grand-mère ayant enfourché un vélocipède.

Cette question hautement existentielle viendrait en réalité d'une rengaine des années 30, de la période 1900, qui aurait servi de modèle aux questions ironiques ayant la signification sus-mentionnée (dans la chanson, elle se prolongeait d'ailleurs par d'autres questions toutes aussi graves : "si ta p'tite soeur est grande, si ton p'tit frère va bien au pot..." - on comprend donc qu'elle ait pu marquer son époque d'une empreinte aussi indélébile).
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 15 Juin - 14:37

COUCOU

Trois jeunes filles nues est une opérette française de Raoul Moretti, Yves Mirande et Albert Willemetz créée le 3 décembre 1925 avec entre autres acteurs Jean Gabin dans le rôle d'un jeune officier de marine. A noter que le père de ce dernier tenait le rôle du Commandant Le Querrec

Elle connaît un grand succès jusqu’en 1941, date à laquelle son titre est interdit par la nonciature de Paris. Elle est notamment adaptée à Broadway.

Elle est adaptée au cinéma en 1929 par Robert Boudrioz, avec Annabella, Jeanne Brindeau (production : Integral Film).

Elle a été remise au goût du jour en 2006 grâce à Olivier Minne. Ce dernier a produit l'opérette dont les rôles étaient tenu par les animateurs et journalistes de France Télévision. Le rôle principal d'Hégésippe était tenu par David Martin (fils de Jacques Martin).

Madame Ducros place ses trois nièces dans l’institution d’éducation d’Hégésippe, ancien séminariste. Celui-ci est en fait le directeur du cabaret les Folies bocagères, et leur fait répéter un numéro de nu. Leur oncle les voit alors et leur fait la morale sur son bateau où se trouvent les fameux trois officiers de marine.

L’expression Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo y est popularisée.

Le tube: "Raymonde (le fait voir à tout l'monde)"

Est-ce que je te demande?
R.Moretti-A.Willemetz 1926

Il est des personn's
Qui vous questionn'nt
Vous empoisonn'nt
En vous disant:
"Où donc vous ai-je vu?
Au lieu d'être discret's
Elles vous embêt'nt
Par leur enquêt'
Jusqu'à ce que vous ayez répondu.
Pour les satisfair'
Pour les fair' tair'
Y'a rien à fair'
Ces gens là sont plus collants que la glu.
Je crois que pour arrêter
Leur trop viv' curiosité
L'meilleur expédient
c'est d'leur dire en souriant:

Est-ce que je te demande
Si ta grand mèr' fait du vélo,
Si ta p'tit' soeur est grande,
Si ton p'tit frère a un stylo,
Si la cousine Fernand'
Pour coudre aux rideaux les anneaux
Bien qu'on le lui défende
Prend les aiguilles du phono?
Est-ce que je te demande
Si lorsque t'achète des pruneaux
T'exig' de la marchande
Qu'ell' retire d'abord les noyaux,
Si ton boucher joue du banjo
Si ton frotteur fait d'la photo?
Est-ce que je te demande
Si ta grand mèr' fait du vélo?

La semain' dernièr'
L'allur' fièr'
La mine altièr'
Le percepteur m'a dit, d'un ton bourru:
Vos boutons d'manchett's
Vos cigarett's
Vos cass' noisett's
La façon dont vous êt's chaussé, vêtu,
Vot' pair' de bretell's
Vot' eau d'vaissell'
Tout me révèl'
Qu'vous avez plus d'cent mill' francs de r'venu.
Au lieu d'paraître embêté
D'êtr' inspecté, suspecté
Sans ressentiment,
Je lui explique poliment:

Est-ce que je te demande
Si ta grand mèr' fait du vélo,
Si ta p'tit' soeur est grande,
Si ton p'tit frère a un stylo,
Si la cousine Fernand'
Pour coudre aux rideaux les anneaux
Bien qu'on le lui défende
Prend les aiguilles du phono?
Est-ce que je te demande
Si lorsque t'achète des pruneaux
T'exig' de la marchande
Qu'ell retire d'abord les noyaux,
Si ton parrain aime les poireaux
Si ton fruitier joue du flûteau ?
Est-ce que je te demande
Si ta grand mèr' fait du vélo?

L'autr' jour j'dénich'
Sur le Boul' Mich'
Une bell' affich'
Avec ces mots: "Appartement vacant"
- Qu'est-c' que vous fait's
M'dit la pipelett',
Est-ce que vous êt's
Sans femm', sans chien, sans piano, sans enfants ?
Qui fait vot' ménag' ?
Quel est votre âge ?
Ëtes-vous sag' ?
Que donnez-vous d'étrenn's au jour de l'an ?
Comptez-vous beaucoup recevoir ?
Combien d'fois sortez-vous l'soir ?
Très abasourdi
Néanmoins, je lui répondis:

au refrain

Un refrain que j'adore chanter quand une nana au fort accent de "je ne sais où" me téléphone à midi ou à 21 heures pour me "sonder" ou me vendre une connerie !!

Essayez de le faire et imaginez la tête de la gonzesse qui est au bout du fil !!! Tordant !!!
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 16 Juin - 9:11

boulejaunebj Pas évident à chanter rirebalance


« Un pétard mouillé »


Une action, une révélation qui devrait être sensationnelle ou spectaculaire, mais qui ne fait aucun effet.
Une nouvelle importante qui se révèle fausse.



Voilà une métaphore très facile à comprendre.
À la toute fin de l'année, piquez deux pétards (ceux qui font du bruit, pas ceux que certains fument ) à votre gamin (et si jamais il rouspète, l'insolent, mettez-lui deux gnons), puis trempez en un dans l'eau quelques instants (un pétard, pas un gnon !).
Ensuite allumez la mèche de l'autre, le sec, et, de préférence sans le garder dans la main, attendez un peu. Normalement, il va exploser et donc faire un fort bruit désagréable. C'est normal, c'est ce à quoi sert un pétard !
Enfin, allumez celui qui reste (celui que vous avez trempé dans l'eau un peu avant - je précise pour ceux qui ont du mal à suivre) et attendez aussi un peu. À part peut-être un misérable 'pschitt', même pas capable de faire fuir votre chat, votre pétard n'explosera pas.
Autrement dit, parce que la poudre est trempée et ne peut plus exploser, ce pétard mouillé, ce machin normalement sensé faire un effet du tonnerre ne va rien produire de remarquable.

Il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que cette absence d'effet attendu s'applique à toute chose qui provoque beaucoup moins de réaction qu'espérée ou attendue.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 16 Juin - 12:44

COUCOU

Ouais, c'est comme quand je râle quand on ne répond pas, ou après le manque de motivation des inscrit(e)s !!!!

Bonne journée Jean Pierre
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 17 Juin - 9:36

boulejaunebj


« Rôtir le balai »

Mener une vie de débauche.
Anciennement, vivre dans la pauvreté.



Que voilà une bien étrange expression ! Parce que je ne sais pas pour vous, mais moi, parmi les quelques utilisations normales que je connais d'un balai (outil pour nettoyer le sol, arme pour frapper un importun, véhicule pour sorcières...), je n'en vois aucun où cet objet doit être rôti.
Heureusement, les lexicographes sont là pour éclairer partiellement notre lanterne.

En effet, c'est grâce à ces fouille-livres qu'on comprend que le sens ancien, celui en vigueur à partir du XVIe siècle, signifie en réalité "être tellement pauvre que, à défaut de bois, on en est réduit à brûler le balai".
Autrement dit, si on 'rôtit' le balai, ce n'est pas dans le but de le savourer (vous préférez votre balai grillé avec de la mayonnaise ou du ketchup ?), mais simplement dans celui de se réchauffer avec le peu de combustible qui reste disponible.

C'est au XVIIIe siècle que le sens change du tout au tout, chez Rousseau.
Et là, malheureusement, il n'y a pas de certitude quant à l'explication de cette nouvelle signification. Mais nombreux sont ceux qui supposent qu'il y a une allusion aux sorcières qui, chevauchant leur balai pour se rendre au sabbat, lieu propice à toutes les débauches, se rapprochent des flammes de l'enfer au contact desquelles leur balai roussit quelque peu.
Cette relation aux sorcières pourrait aussi expliquer que l'expression s'appliquait surtout aux femmes débauchées.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 17 Juin - 9:44

COUCOU

Les femmes que l'on traitait de sorcières n'étaient pas toutes des débauchées. Certaines étaient simplement des femmes qui connaissaient la nature et le corps humain, savaient faire des onguents, des sirops ... bref qui soignaient, guérissaient ... mais qui emm...daient ceux qui avaient étudié la médecine conventionnelle.

On a toujours honni les emmerdeuses ... pas vrai ???

Bonne journée.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 18 Juin - 9:54

boulejaunebj



« Etre pauvre comme Job »


Être très pauvre, dans un dénuement extrême.



Celui qui a un bon job peut-il être pauvre ? Aujourd'hui, probablement pas, mais demain, avec l'augmentation déraisonnable du coût de la vie, qui sait ?

Mais si vous êtes perspicaces, vous avez vu qu'ici, 'Job' a une majuscule. On peut donc aisément en déduire qu'on n'a pas affaire à un mot anglais, mais à une personne. Alors qui est donc ce Job ?
Eh bien c'était quelqu'un qui ne parlait absolument pas la langue de Shakespeare, vu la période où il a vécu ; il est en effet cité dans l'Ancien Testament.

Job est quelqu'un de très riche et très pieux, jusqu'au jour où, sur les conseils de Satan, afin d'éprouver sa foi, Yahvé laisse Satan lui infliger une série de catastrophes : ses serviteurs sont assassinés, ses troupeaux volés et ses enfants écrasés par l'effondrement de sa maison.
D'autres ne s'en seraient pas remis ou auraient renié leur foi (comment Dieu, s'il existe, peut-il me faire subir tant d'épreuves aussi insupportables ?), mais Job décida alors de vivre dans le plus extrême dénuement : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, nu j'y retournerai. Yahvé a donné, Yahvé a repris ; béni soit le nom de Yahvé »

C'est de cette pauvreté extrême, mais volontaire qu'est née notre expression à la fin du XIVe siècle.

Pour ceux qui se demanderaient ce que devient Job, voici quand même la fin très résumée de l'histoire.
Pour en rajouter une couche, Yahvé laisse Satan le frapper d'un "ulcère malin, depuis la plante des pieds, jusqu'au sommet de la tête". Voyant cela sa femme conseille à Job d'admettre que Dieu n'existe pas, ce qu'il se refuse à faire.
Du coup, obligé de constater que la foi de Job n'était pas seulement liée au confort dans lequel il vivait, Yahvé finit par lui rendre la santé et le double de ce qu'il avait perdu.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Jeu 19 Juin - 10:02

boulejaunebj


« A fleur de peau »


À la surface de la peau.
Au figuré, qui réagit à la plus petite sollicitation.


Si vous regardez de près les verbes 'affleurer' et 'effleurer', dont le sens ne vous échappe bien évidemment pas, vous retrouvez dedans cette 'fleur' qui n'a strictement rien à voir avec la rose, le lys ou la marguerite.

Le mot 'fleur', qui date du XIIe siècle, vient du latin 'florem', accusatif de mots qui désignaient la fleur (celle des champs ou des pots) mais aussi "la partie la plus fine de quelque chose", signification de laquelle a découlé les différents sens "partie la meilleure", "partie supérieure" et, enfin, "surface".
C'est de ce dernier que naît, au milieu du XIVe siècle, la locution "à fleur de" pour dire "à la surface de".

Pour connaître la raison du sens figuré de "réaction à la plus petite sollicitation", beaucoup plus employé aujourd'hui, il suffit, par exemple, de penser aux relations entre deux amants, et cela sans même descendre bien bas dans leur anatomie : pensez simplement à la chair de poule que peut provoquer l'effleurement d'une main sur la peau. Nous avons là un contact léger, à fleur de peau (au premier sens) qui provoque une réaction épidermique immédiate.

C'est ainsi qu'une personne qui a une sensibilité à fleur de peau peut très vite (et en général de manière trop brutale ou déplacée) réagir à ce qu'elle prend parfois à tort pour une agression verbale.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 20 Juin - 10:48

et bien mercicoeur à toi jean bart et encore bravo
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Sam 21 Juin - 11:19

boulejaunebj


Avoir du pain sur la planche"

Avoir beaucoup de choses à faire.


Si, de nos jours, "avoir du pain sur la planche" signifie avoir en perspective beaucoup de tâches fastidieuses à accomplir, le sens de cette expression était bien différent à la fin du XIXe siècle. Cela signifiait que l’on avait assez de réserves pour affronter l’avenir. Effectivement à cette époque les paysans préparaient de grandes quantités de pain qu’ils conservaient sur une planche de bois fixée au plafond. Par la suite, l’expression a pris le sens "d’avoir de quoi vivre sans devoir travailler". Le sens actuel "avoir du travail en réserve" semble n’être apparu qu’au début du XXe siècle. Pourtant, une autre explication plausible a déjà été formulée quant à l’origine de cette expression. Au XIXe siècle, le tribunal distribuait les rations de pain aux accusés qui devraient s’acquitter de longues peines de travaux forcés. C’est de là que viendraient les idées de longueur et de pénibilité formulées dans cette expression.
Une autre hypothèse se base sur l'expression ait été "du pin sur la planche" et fasse référence au menuisier travaillant une planche de pin.
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