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 Expressions Françaises

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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 16 Mar - 22:34

et bien bravo jean pierre et mercicoeur à toi
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 17 Mar - 11:19

*
*
Coucou.............. Gigi

Coucou............ Bourriquet



« Tomber / pleuvoir des hallebardes / des cordes »


Pleuvoir très fort, à verse.



Cette expression est citée par Furetière à la fin du XVIIe siècle.

Pour ceux qui auraient oublié leur Histoire de France entre le XVe et le XVIIe siècle, une hallebarde est une sorte de longue lance munie à son extrémité d'un fer tranchant et pointu et de deux fers latéraux, l'un en forme de croissant, l'autre en pointe ().

Alors, bien sûr, il est aisé de faire la comparaison entre la lance pénétrante et ces grosses gouttes de pluie glaciale qui 'transpercent' atrocement le péquin moyen qui traîne dehors sous l'orage.
Mais les choses ne sont toujours aussi simples qu'elle le paraissent !

Selon Gaston Esnault, en effet, depuis le milieu du XVIe siècle, le mot argotique 'lance' désignait de l'eau puis, par extension, de l'eau de pluie. Le verbe 'lancequiner', apparu plus tard, avait d'ailleurs le sens de 'pleuvoir'.
Ce serait donc par simple substitution de quasi-synonymes que les hallebardes auraient remplacé les lances en y ajoutant une petite touche vieillotte, les premières étant, au moment de l'apparition de l'expression, en voie de disparition en tant qu'armes utilisées sur les champs de bataille.

Pour ce qui est des 'cordes', qui tombent autant que les hallebardes, elles viennent simplement de la comparaison avec des cordes de ces traits que l'on observe lorsqu'une pluie tombe dru (cette comparaison étant également possible avec des lances - voir la citation de Victor Hugo dans les exemples).
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 17 Mar - 12:32

bravo à toi jean pierre et mercicoeur
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 18 Mar - 10:37

*
*
Coucou............... Bourriquet



« Au petit pied »

En plus petit, en raccourci.
À petite échelle.


Cette expression aujourd'hui désuète date du XVIe siècle.

Elle est construite avec le sens de 'pied' utilisé en tant qu'unité de mesure, sens qui a aussi servi à nommer le "pied à coulisse".
"Réduire au petit pied" voulait dire "reproduire à petite échelle".
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 19 Mar - 11:13

*
*
« Faire la barbe (à quelqu'un) »


Se moquer (de quelqu'un), le narguer.
L'emporter, avoir l'avantage (sur quelqu'un).



Cette expression tombée en désuétude semble dater du XVIIIe siècle.
Les avis sur son origine diffèrent.

Selon Maurice Rat, elle viendrait des pratiques du Moyen-Âge lorsque les vainqueurs avaient pour habitude de raser la barbe des vaincus pour les humilier et s'en moquer (premier sens) après avoir eu l'avantage sur eux (deuxième sens).

D'après Gaston Esnault, le premier sens, d'origine populaire, viendrait d'un geste fait avec le majeur et l'index réunis frottant le dessous du menton (la barbe) du bas vers le haut, geste comparable à celui que les gamins pouvaient faire encore récemment avec le pouce, en l'accompagnant d'un "bisque, bisque, rage !"
Esnault n'explique pas le deuxième sens dont l'existence est confirmée par l'édition de 1798 du dictionnaire de l'Académie Française.


À partir du XVe siècle, "faire la barbe" voulait aussi dire 'couper la tête' ou 'décapiter'.

"Faire une barbe (à quelqu'un)" voulait dire 'duper'.

Esnault indique que "faire la barbe" voulait aussi dire 'ennuyer', par rapprochement avec le sens argotique de 'raser', locution de laquelle découleraient le "tu me barbes" ou "la barbe !". Cette explication est toutefois rejetée par Cellard et Rey dans leur Dictionnaire du Français non Conventionnel
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 19 Mar - 11:58

jean pierre mercicoeur à toi et bravo
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Eliane
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 19 Mar - 16:59

pingusalut

dés potron jacquets il monte sur sa tringle et il se fait admirer!!ne soyez pas jaloux!!! tordurire



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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Jeu 20 Mar - 11:07

*
*
Coucou.............Eliane




« Etre à cheval sur... »


Être très exigeant, très strict sur...
Attacher une grande importance, tenir rigoureusement à...



Il est certain qu'un cavalier est à cheval sur... son cheval. Et on peut, sans crainte de se tromper, affirmer qu'il attache une grande importance à sa monture.
Mais est-ce que cela suffit à expliquer notre expression ?

Eh bien nous n'en sommes pas loin !
Ceux qui sont si exigeants sur diverses choses que sont les principes, les règles ou l'orthographe, par exemple, sont des gens qui sont supposés bien les connaître et qui n'admettent pas qu'on s'en écarte ou les maltraite.
Ne peut-on en dire autant du cavalier vis-à-vis de sa monture[1] ?
Et quand on voit des écoles comme le Cadre Noir de Saumur () où les chevaux montés doivent apprendre à faire différents sauts, l'écuyer n'utilisant pas d'étriers, celui-ci ne doit-il pas être aussi fermement 'attaché' à son cheval que d'autres le sont à la qualité de l'orthographe ou au respect des principes ?

Voilà autant d'images venues du monde équestre qui se sont répandues dans la vie de tous les jours pour donner naissance à notre expression dont la date d'apparition ne semble pas être exactement connue mais qui est citée par la version de 1832 du Dictionnaire de l'Académie Française.

[1] Surtout que si le cavalier s'écarte un peu trop de sa monture, c'est probablement que son avenir très proche va être un tantinet désagréable, après un atterrissage brutal sur le plancher des vaches.
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 21 Mar - 11:24

*
*
« Sur la paille »

Dans la misère


N'est-il pas fort sympathique d'être sur la paille à batifoler dans la grange avec la fille ou le fils du fermier (selon affinités) ?
Alors pourquoi cette signification pour notre expression ?

D'abord, qu'est-ce que la paille ?
Au XIIe siècle, le mot désignait une balle (ou une botte) de blé avant, un peu plus tard, de désigner la "tige entière de céréales dépouillée de son grain". Maintenant, il s'agit plus généralement de la tige coupée de plantes diverses.

C'est depuis le XIIIe siècle que la couche de paille est le symbole de la pauvreté.
En effet, la paille est considérée comme le déchet d'une culture, comme une chose sans réelle valeur. Et dormir sur des déchets, ne pas avoir les moyens de s'offrir un vrai lit confortable et douillet, n'est-ce pas une véritable marque de pauvreté ?

Cette expression est citée par Furetière au XVIIe siècle avec le verbe 'coucher'. D'autres versions apparaîtront ensuite avec des verbes comme 'être', 'finir', 'mourir' ou 'mettre'.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 21 Mar - 18:12

bravo Jean-Pierre..et mercicoeur
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Sam 22 Mar - 11:32

boulejaunebj ...... Lucie




« Ne pas se moucher du pied (du coude) »

Se croire quelqu'un d'important.
Avoir de grandes prétentions.



Au XVIe siècle, quelqu'un qu'on "mouchait du pied" était quelqu'un qu'on bernait facilement. Donc un niais, assimilé à une chandelle qu'on aurait pu 'moucher' (ou éteindre) sans même avoir besoin d'y mettre la main.
Le verbe 'moucher' y avait d'ailleurs aussi le sens de 'tromper' ou 'séduire avec des arguments trompeurs'.

C'est à partir du XVIIe siècle que la signification a évolué.
A cette époque, les saltimbanques (donc des gens de basse classe) pouvaient, dans la rue et grâce à leur souplesse, se contorsionner et se passer le pied sous le nez, comme s'ils se mouchaient avec.
Par comparaison, les gens de la haute ne risquaient pas de se moucher du pied.

A cette époque également, beaucoup de personnes de condition modeste avaient l'habitude de se moucher sur leur manche et quelqu'un qui se mouchait de la manche ou du coude était un malappris, aisément reperé par les taches vertes et gluantes sur son bras.
Par contre l'élite de la société utilisait un mouchoir et n'avait donc aucun besoin de se moucher du coude.

Ces deux variantes de l'expression permettaient de bien différencier la piétaille de l'aristocratie.

Cette locution, dans sa forme négative, est petit à petit devenue ironique, pour désigner des gens imbus d'eux-mêmes, prétentieux, qui affichent de grands airs ou qui tentent de se faire passer pour des personnes raffinées, aisées ou intelligentes.


Peut aussi se dire, en termes moins élégants : "péter plus haut que son cul".
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Jean-Bart
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 23 Mar - 12:05

*
*
« Avoir l'esprit de l'escalier »


Manquer de répartie.
Ne pas pouvoir ou savoir répliquer sur le moment, mais après coup.



Sauf si vous avez un sens fulgurant de la répartie, il vous est certainement arrivé de vous dire, après coup et en vous donnant tout un tas de noms d'oiseaux, que c'est telle ou telle chose que vous auriez dû rétorquer au malotru ou au brillant esprit qui vous a adressé la parole quelques minutes auparavant.
Et si c'est le genre de réflexion que vous vous faites beaucoup plus souvent que vous n'aimeriez, alors c'est que vous avez l'esprit de l'escalier.
Cela ne veut pas dire que votre esprit ne 'marche' pas, mais simplement que vous avez le cerveau lent (donc efficace uniquement les jours de grand vent...).

D'où vient donc cette appellation ?
Dans son ouvrage "Paradoxe sur le comédien" écrit entre 1773 et 1778, Diderot disait : « ...l'homme sensible comme moi, tout entier à ce qu'on lui objecte, perd la tête et ne se retrouve qu'au bas de l'escalier ».
Il voulait dire par là que si, au cours d'une conversation, on lui avait objecté quelque chose, il en perdait ses moyens et ce n'était qu'une fois sorti, arrivé en bas de l'escalier de son hôte (donc trop tard), que la réponse qu'il aurait dû faire lui venait à l'esprit.
L'escalier est ici le symbole de la déception de n'avoir pas dégainé à temps la réplique qui tue et qui met les rieurs de son côté, celle qui permet de briller en société.

Certains attribuent la paternité de cette expression à Jean-Jacques Rousseau dans ses 'Confessions'. La période est la même, mais si Rousseau déplore bien ce qu'on appelle maintenant son esprit de l'escalier, je n'ai pas trouvé d'extrait où il utilise l'expression telle quelle.

Bien sûr, on pourra objecter qu'on aurait pu aussi l'appeler "l'esprit du couloir" ou "l'esprit du portail", par exemple.
Mais il est probable que c'est la répétition de la même syllabe au début des deux substantifs qui est la cause du choix du lieu.


On dit aussi avoir l'esprit d'escalier.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 23 Mar - 17:17

bravo Jean-Pierre et mercititi
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Lun 24 Mar - 10:50

*
*
Coucou............. Lucie




« La fleur au fusil »


Avec insouciance et naïveté.
Avec enthousiasme, gaieté et/ou courage



La date d'apparition de cette expression ne semble pas connue avec certitude.
Mais elle sert de titre à un ouvrage de Jean Galtier-Boissière paru en 1928, initialement publié en 1917 dans une version censurée sous le titre "en rase campagne 1914".
Cet ouvrage parle de la première guerre mondiale et y décrit entre autres ces soldats qui, en 1914, partaient à la guerre avec insouciance vers ce qu'on leur avait présenté comme une promenade de santé, en étant persuadés que la chose serait de très courte durée et sans risques.
Il y écrit en effet : « Dans leur riante insouciance, la plupart de mes camarades n’avaient jamais réfléchi aux horreurs de la guerre. Ils ne voyaient la bataille qu’à travers des chromos patriotiques. […] Persuadés de l’écrasante supériorité de notre artillerie et de notre aviation, nous nous représentions naïvement la campagne comme une promenade militaire, une succession rapide de victoires faciles et éclatantes. »

On imagine bien alors ces militaires, portant le fusil en bandoulière, cueillir une fleur sur le bord de la route et en planter la tige dans le canon de cette arme qui ne servirait probablement pas.
L'insouciance de ces soldats, marchant la fleur au fusil suffit à expliquer le sens initial de l'expression.

Par extension, en oubliant le côté insouciant et en mettant l'accent sur l'enthousiasme et le courage qu'il faut pour partir aussi volontairement dans un conflit, la locution a également pris le deuxième sens plus commun aujourd'hui.


'Fusil' est un mot qui, sous cette forme, date du XIIIe siècle. Il a d'abord désigné une pièce d'acier avec laquelle on battait un silex pour provoquer des étincelles.
C'est à partir du XVIIe siècle que le mot a aussi servi à nommer cette pièce d'acier qui, dans les ancienne armes à feu telles le mousquet (), était frappée par un silex, ce qui permettait d'enflammer la poudre.
Par métonymie, c'est l'arme à feu elle-même qui est devenue un fusil.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 25 Mar - 1:32

Jean-Pierre et mercicoeur
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mar 25 Mar - 11:03

*
*
Bonjour....à tous


« Porter le chapeau »

Avoir mauvaise réputation.
Être considéré comme responsable d'une faute, coupable d'un délit.



En 1669, "mettre un chapeau sur la tête (de quelqu'un)" voulait dire "médire de lui, le calomnier, nuire à sa réputation".

Même si notre expression n'est attestée qu'à partir de 1928, le lien avec la précédente est plus que probable :
- Pour le premier sens, une fois qu'on a "mis le chapeau" à quelqu'un et donc qu'il le porte, sa réputation est ternie
- Pour le deuxième sens, qui est le plus courant de nos jours, un bon moyen de nuire à la réputation de quelqu'un, n'est-il pas de l'accuser d'une faute grave (même s'il est innocent) ?

Pour renforcer la chose, on peut aussi noter qu'à l'époque de l'apparition de l'expression, les gens du peuple portaient la casquette. Celui qui portait un chapeau avait une fonction sociale élevée, donc des responsabilités.
La récupération par l'argot de cette association a probablement contribué à faire le lien entre celui qui était responsable (mais d'une faute, cette fois) et celui qui portait le chapeau
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 26 Mar - 10:42

*
*
« Une peau de vache / La vache ! »


Une personne méchante, dure, hostile / Le méchant, sournois !



La vache est un animal réputé placide, mais il lui arrive parfois de "donner un coup de pied en vache", c'est-à-dire de faire soudainement une ruade latérale d'une seule patte.
C'est ce geste, forcément très douloureux pour celui qui prend le coup de sabot par surprise, qui a aussi fait considérer l'animal comme sournois ou méchant.

Selon Gaston Esnault, ce sens de 'vache'[1] apparaît en 1880.
De là viennent nos deux expressions.

Dans la première, il y a un renforcement par la valeur péjorative que prend parfois le mot 'peau', comme dans "une vieille peau", par exemple.

[1] Il y en a d'autres comme "agent de police", "traître, délateur" ou bien "paresseux, bon à rien", ce dernier étant justement lié au comportement placide et mou de l'animal.


Aujourd'hui, à la place de "la vache !", on dirait plutôt "l'enfoiré !" ou un autre terme encore plus vulgaire où il est question de seaux d'eau.

Par antiphrase, "la vache !" peut aussi être une exclamation d'admiration.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Mer 26 Mar - 22:52

bravo Jean-Pierre et merci
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Jeu 27 Mar - 10:57

*
*
Bonjour à tous


« Le benjamin (de la famille, de l'équipe...) »

Personne la plus jeune (d'un groupe)



Si Benjamin est un prénom assez courant, on est en droit de se demander comment ce prénom a pu devenir un mot désignant la personne la plus jeune d'un groupe, par opposition au doyen.

D'abord, il faut savoir que si, aujourd'hui, c'est bien une personne d'un âge quelconque qui peut être le benjamin (dans une maison de retraite, le benjamin n'est plus vraiment très jeune), c'est par extension du sens "enfant le plus jeune" en usage auparavant, mais toujours actuel parallèlement à son sens étendu.
Et, en remontant encore plus loin dans le temps, au XVIIIe siècle, lorsque le mot apparaît, benjamin désignait principalement l'enfant préféré de ses parents.
Pourquoi cela ?

Eh bien il nous faut nous pencher sur la Bible pour tout comprendre.
Dans la Genèse, au chapitre 37, on peut lire : "Jacob demeura (avec ses douze fils) dans le pays de Canaan où avait séjourné son père. Il affectionnait particulièrement Joseph et son dernier né : Benjamin tous deux enfants de la belle Rachel qui avait séduit le cœur de Jacob au pays de son oncle Laban à Paddan-Aram (Syrie)"
Au chapitre 42, on trouve : "Jacob voyant qu'il y avait du blé en Egypte dit : - J'ai appris qu'il y a du blé en Egypte, descendez-y pour en acheter afin que nous ne mourions pas de faim. Jacob envoya ses dix enfants, mais garda Benjamin le plus jeune auprès de lui."
Benjamin était en effet à la fois le plus jeune et le fils préféré de Jacob. Et c'est tout simplement de cette histoire que vient notre appellation.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 28 Mar - 8:29

bravo Jean-Pierre et mercicoeur
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 28 Mar - 10:31

*
*
Bonjour.... Lucie




« Un (quelque chose) lambda »



Un (quelque chose) moyen, ordinaire, quelconque.



'lambda'[1] est la onzième lettre de l'alphabet grec (), l'équivalent du 'l' dans l'alphabet latin.
C'est au milieu du XXe siècle que cette lettre se met à désigner quelque chose de quelconque, de très moyen. Pour quelle raison ? Et pourquoi 'lambda' au lieu de 'pi', 'omega', 'psi' ou 'delta', entre autres, d'autant plus que, pour qualifier quelqu'un à l'intelligence très moyenne, on aurait plutôt dû choisir 'bêta' ?

Dans le monde scientifique, la lettre 'lambda' est utilisée pour plusieurs choses.
Ça vous fera certainement une très belle jambe si je vous dis que lambda est la constante cosmologique d'Einstein, qu'elle représente la conductivité molaire[2] d'une solution en chimie, la décroissance radioactive en physique ou, parmi encore de nombreuses autres utilisations, la conductivité thermique d'un matériau.

La seule explication proposée par des lexicographes sur le choix de cette lettre vient d'une opposition à l'utilisation de la lettre alpha. Celle-ci, la première de l'alphabet grec, désigne souvent le premier élément d'une série quelconque dans diverses sciences. C'est ainsi, par exemple, qu'on nomme la première étoile d'une constellation (Alpha du Centaure).
De même, dans le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley, un Alpha est un être supérieur faisant partie de la classe dominante.

Or, par sa position dans le même alphabet, lambda est la lettre dont le nom n'est pas monosyllabique qui est placée la plus proche du milieu, donc à une position très moyenne, très quelconque, où elle ne peut pas briller, où elle est un peu noyée dans la masse, contrairement à l'alpha et à l'oméga, les première et dernière lettres.
Ce serait là l'explication de l'utilisation de cette lettre.

[1] Et non pas 'lambada' ()
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 28 Mar - 14:47

Mettre à l'index
Mettre quelque chose au rebut.

Origine
En 1563, le Saint Siège décrète au Concile de Trente que la lecture de certains livres doit être interdite. Cette interdiction concerne les livres hérétiques, obscènes et de sorcellerie. Ils sont alors répertoriés dans un catalogue appelé "index". Les auteurs mais également les lecteurs de ces ouvrages doivent être fuis par tous les autres individus si ceux-ci désirent assurer le salut de leur âme. Plus tard, l'expression s'applique au domaine ouvrier où l'on met à l'index les patrons qui ne respectent pas les conventions de salaires. Aujourd'hui, mettre quelqu'un ou quelque chose à l'index, c'est le rejeter, l’exclure.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Ven 28 Mar - 22:37

bravo Jean-Pierre.....Zazou et mercicoeur à vous
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Sam 29 Mar - 11:11

*
*
Coucou..............Lucie



« Pierre qui roule n'amasse pas mousse »


Une vie aventureuse ne permet pas d'amasser des biens (ou des richesses).



Certains croient que ce proverbe aurait un lien avec un certain Pierre, pilier de bar, grand consommateur de bières et dans un état d'ébriété tellement avancé (il est rond, donc susceptible de rouler) qu'il ne peut plus avaler aucune de ses petites mousses préférées.
Mais il n'en est rien !

Ceux qui aiment se promener dans des sous-bois frais et humides en auront vite compris l'origine.
Il ont en effet pu constater que, sur les cailloux (ou les pierres) qui n'ont pas bougé depuis longtemps, on trouve plein de cette belle mousse verte qui s'y accroche fermement de ses petits bras musclés.
Par contre, sur les cailloux qui bougent régulièrement, ceux déplacés par les torrents, par exemple, point de mousse il y a, car elle n'a pas l'occasion d'avoir le temps de s'y déposer et s'y répandre.

Ce proverbe incite donc les gens à rester casaniers pour avoir des chances (mais pas des certitudes, ça se saurait !) de remplir leur portefeuille.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   Dim 30 Mar - 10:21

*
*
« A bonne école »

Dans un milieu ou avec des personnes capables de bien instruire, de bien former.



Dans cette expression dont les premières variantes datent du XIIe siècle, école a le sens ancien d'exemple, d'influence, de formation morale.

"être appris de male escole" voulait dire "être mal conseillé" et "mener à dure escole", mener ou diriger durement, sévèrement.
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MessageSujet: Re: Expressions Françaises   

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